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Nathalie ASKAYO

Créatrice des bijoux LEY NAT

Bijoux LEY NAT

Nous avons tous eu des rêves de jeunesse qui nous propulsaient dans le futur avec une vision de ce que nous serions plus tard ou de ce que nous ferions de nos vies. Mais combien d’entre nous ont réalisé ces rêves, combien les ont laissé de côté, combien les ont même complètement oublié ?

J’aime rencontrer des personnes qui ont fait de leurs rêves d’enfant une réalité bien concrète. C’est la raison pour laquelle j’accorde une attention particulière à ma rubrique « Parcours de Femmes ». Elle représente mon désir de vous faire partager mes rencontres et les histoires qui se cachent derrière chacune d’entre elles.

Il suffit parfois de peu de chose pour qu’une idée lumineuse jaillisse dans nos têtes, juste un petit quelque chose, un signe…

Alors j’ai demandé à Nathalie Askayo, comment a-t-elle fait pour réussir en moins de trois petites années, à devenir une créatrice de bijoux reconnue, sur un marché où l’offre est si quantitative ?

Il faut savoir que Nathalie fait revivre la poésie par des messages gravés sur des joncs, portés aux poignets de milliers de personnes à travers l’Europe et dans certaines villes étrangères. Parce que comme elle le dit si bien, c’est très important pour elle de transmettre l’amour, la joie et la positivité par le biais de ses créations. C’est dans les vers de Victor Hugo et de quelques autres poètes qu’elle trouve la source poétique de ses messages.

Elle a tout juste 32 ans, maman d’un petit garçon de 3 ans, et l’inspiration serait-elle venue de la même façon sans la naissance de ce petit Nathan ? Alors elle sacralise ce duo par un acronyme qui deviendra le nom de sa marque : « LEY NAT », Nathalie & Nathan (Les Nath).

En arrive-t-on là par hasard ? Par passion ? Par une bonne approche du marché ? Le tout réuni très certainement. D’ailleurs, ses études de Commerce, son environnement familial et son rêve de jeune fille ne seraient-ils pas les atouts majeurs de sa réussite ?

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Sandra : – Nathalie, tu as un Master en Ecole de Commerce (EDHEC Nice), quels étaient tes projets à la fin de tes études ?

Nathalie : –  Depuis toute jeune, j’ai toujours su au fond de moi que je voulais créer quelque chose. Je baignais dans un milieu de création, car ma grand-mère avec laquelle je passais mes mercredi après-midi et les vacances scolaires était styliste modéliste. Je passais mon temps libre dans son atelier, j’ai donc grandi entre les chiffons et les machines à coudre. J’ai fait des études pour m’assurer un bagage culturel qui m’a beaucoup apporté sur un plan personnel, mais aussi parce qu’à ce moment-là de ma vie, je ne savais pas encore ni dans quoi ni comment j’exprimerai ce besoin créatif.

Sandra : – Tu te retrouves sur le marché du travail et tu ne sais pas encore quelle direction tu vas prendre ?

Nathalie : – Dès mon adolescence, j’ai aussi baigné dans le monde du bijou, car ma mère avait ouvert à Cannes, une boutique de bijoux fantaisie haut de gamme. Je travaillais avec elle les étés, mais je l’accompagnais aussi à Paris, sur tous les salons professionnels pour rencontrer les fournisseurs et décider des collections. A la sortie de mon école, c’est très naturellement que je me suis retrouvée à gérer cette boutique avec elle. Ensuite je suis montée vivre à Paris avec l’homme que j’ai épousé et je suis devenue maman.

Sandra : – Peux-tu m’expliquer comment t’es venu l’idée de lancer des joncs avec des messages gravés sur le dessus ?

Nathalie : – Quand Nathan est né, ma mère m’a offert un jonc qui avait appartenu à sa sœur et à l’intérieur duquel elle avait fait graver le nom de mon fils. Ce jonc avait lui-même appartenu à sa grand-mère et peut-être transmis depuis plusieurs générations. Il était en or et martelé à l’ancienne, comme des petits soleils les uns à la suite des autres. C’est en portant ce jonc que j’ai eu un flash.

Sandra : – C’est à partir de ce jonc que l’idée de création qui sommeillait en toi a pu s’exprimer ?

Nathalie : – Oui ! Comme j’ai toujours aimé « les messages », car ils permettent d’exprimer une émotion, j’ai commencé avec une seule forme de joncs, plats, adaptables à tous les poignets, sur lesquels il y avait : « Maman », « Toujours », « Porte Bonheur », « Fais un vœu », les petits soleils que j’ai repris également. En fait, juste 9 modèles, déclinés en plaqué argent 10 microns et plaqué or jaune et or rose 1 micron. Je voulais que ce soit un bracelet que l’on puisse offrir facilement et que l’on garde pour la teneur du message. Par sa simplicité, il apportait également la possibilité de le mixer avec d’autres bijoux au poignet.

Sandra : – Comment t’y es-tu prise pour la création de tes premiers modèles ?

Nathalie : – J’ai trouvé un fabricant sur Paris qui m’a fait les moules des 9 modèles ainsi que les premiers prototypes. Ce fut un investissement d’environ 1000 €. Ensuite j’ai questionné les personnes de mon entourage pour avoir leur avis, c’était une façon de tester le marché. De par leur réaction positive j’ai été encouragée.

Sandra : – Quelle a été l’étape suivante ?

Nathalie : – j’ai combiné une stratégie de vente par la communication. Un logo pour ma marque, un shooting photos, un site internet, et les réseaux sociaux Facebook et Instagram. Parallèlement, je les ai exposés dans les boutiques Shann de ma mère et ma tante, à Cannes. Mais très vite j’ai été contacté par des points de vente qui ont vu circuler les photos de mes joncs sur les réseaux sociaux et qui ont passé les premières commandes. Il y avait Aix en Provence, Marseille, Antibes, Carcassonne, Bastia… J’ai donc lancé ma première fabrication par une quantité de 100 unités par modèle, imposée par le fabricant.

Sandra : – En commençant ce projet, pensais-tu que tes bracelets auraient un tel succès ?

Nathalie : – Non pas du tout ! C’était un projet que je prenais très au sérieux car j’aime aller au bout de ce que j’entreprends. Mais avec la concurrence je ne savais pas trop comment mes modèles allaient être accueillis sur le marché. Cependant, très vite, j’ai dut agrandir la collection, en gardant toujours l’idée du jonc dans toutes ses déclinaisons. La bague, le collier et le bracelet pour femme. Aujourd’hui je fais aussi l’homme.

Sandra : – Suite à ta séparation, tu reviens t’installer à Cannes avec ton fils. Tu t’organises comment ?

Nathalie : – Je m’organise en travaillant de la maison, parfois jusqu’à tard le soir, après avoir mis Nathan au lit. Il faut savoir que la finition de chaque jonc se fait avec un petit liseré de couleur, fermé par un poinçon. C’est un travail manuel qui prend du temps, surtout sur des quantités. Je m’occupais également de la communication qui en sept à huit mois m’a apporté une trentaine de revendeurs. Ensuite j’ai pris un commercial multimarques qui a tourné avec ma collection dans le secteur Sud-Est et la Corse, ce qui a amplifié mon réseau revendeurs.

Sandra : – En combien de temps es-tu passée du stade artisanal dans ta façon de travailler à un statut d’entreprise au vrai sens du terme ?

Nathalie : – Du moment où j’ai commencé les prototypes au moment où j’ai pris un bureau Show-room, il s’est passé tout juste un an !

Sandra : -Est-ce que ta connaissance du bijou t’a aidé à te positionner sur le marché ?

Nathalie : – Oui, bien entendu. Lorsque je travaillais avec ma mère, j’ai pu évaluer l’exigence de l’acheteur (le client) mais aussi du revendeur (la boutique). Je savais que la qualité, le packaging, le service après-vente et l’aide à la vente (présentoirs, PLV) avaient une grande importance. Et ce sont des points que j’ai particulièrement travaillé dans la conception de ma marque.

Sandra : – Nathalie, quel est ton sentiment après ces trois années pendant lesquelles ta marque s’est fait un nom sur le marché du bijou ?

Nathalie : – Lorsque je vois mes joncs aux poignets de personnes que je ne connais pas dans la rue, je suis extrêmement heureuse ! C’est une grande satisfaction.

Sandra : – Es-tu heureuse en tant que créatrice ou femme d’affaires ?

Nathalie : – C’est forcément les deux. Le plus gratifiant, c’est de faire ce que l’on aime faire et que ce soit bien accueilli par un large public. Je n’aurais pas pu mener ma société à se développer sans que le produit plaise, donc je suis heureuse en tant que créatrice, et je suis heureuse en tant que femme d’affaires qui vend un produit qu’elle aime.

Sandra : – Tu as combien de points de vente aujourd’hui ?

Nathalie : – j’en ai une centaine principalement en France, mais aussi en Suisse, à Dubaï, en Nouvelle Calédonie, en Israël, en Angleterre et au Liban. Et je viens d’ouvrir un corner au Printemps Polygone Riviera de Cagnes-sur-Mer où l’on retrouve la collection complète.

Sandra : – D’autres Printemps en prévision ?

Nathalie : – Je compte y aller doucement. Nous avons commencé par celui qui était le plus proche géographiquement. Et par la suite dans d’autres villes importantes.

Sandra : – Est-ce qu’être présent au Printemps matérialise une consécration ?

Nathalie : – Très certainement. Le Printemps c’est être reconnue et légitimée en tant que jeune marque dans le monde du bijou. Hors, c’était mon rêve de jeune fille de créer une marque. Pas seulement de créer quelques petites choses qui se seraient vendues par ci par là, mais un vrai concept que l’on retrouve dans de belles boutiques.

Sandra : – Que nous réserves-tu pour tes futures collections ?

Nathalie : – La tendance 2017, c’est une ligne épurée avec des torques et chokers pour les ras de cou. Et toujours plus de textes au poignet. Et tellement d’idées dans ma tête pour la suite…

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LEY NAT, la spécialiste du jonc, décline ses créations dans plusieurs formes et différentes matières, dont l’acier satiné brossé pour les hommes. Elle y rajoute des pierres précieuses comme la topaze ou le zirconium blanc, et toujours une ligne consacrée aux messages.

Vous pouvez la retrouver sur son lien internet et dans les différents points de vente listés en ligne:  www.leynatbijoux.com

 

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